Toutes les fissures ne se valent pas. Certaines sont purement esthétiques, d’autres révèlent un problème de structure. Voici comment faire la différence.
Mesurer la largeur
- Microfissure (moins de 0,2 mm) : souvent liée au retrait de l’enduit, en général sans gravité.
- Fissure (de 0,2 à 2 mm) : à surveiller, surtout si elle s’agrandit.
- Lézarde (plus de 2 mm) : signe possible d’un mouvement de structure, à faire examiner rapidement.
Astuce simple : placez un témoin (un trait de crayon daté ou une jauge) en travers de la fissure et regardez s’il bouge dans les semaines qui suivent.
Lire la forme
- Fissure en escalier le long des joints de parpaings, près d’un angle : souvent un mouvement de fondation.
- Fissure en biais partant d’un angle de fenêtre : concentration d’efforts, parfois un linteau insuffisant.
- Fissure horizontale sous la toiture : dilatation ou poussée de charpente.
- Faïençage en toile d’araignée : enduit trop riche ou séché trop vite.
La cause n°1 dans le Var : l’argile
Après un été sec, le sol argileux se rétracte et les fondations peu profondes s’affaissent par endroits. Les fissures apparaissent souvent en fin d’été. Lire : fondations sur sol argileux dans le Var.
Que faire ?
- Photographiez et datez la fissure, mesurez sa largeur.
- Posez un témoin pour suivre son évolution.
- Si la maison a moins de 10 ans, contactez le constructeur : la garantie décennale peut s’appliquer.
- Faites établir un diagnostic avant de reboucher : masquer une fissure active ne règle rien.
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