Sur un terrain en pente, le mur de soutènement retient des tonnes de terre. Mal conçu, il se fissure, penche ou s’effondre, le plus souvent après de fortes pluies. Voici ce qui fait un mur qui tient.
Ce qui pousse sur un mur de soutènement
Le mur subit la poussée des terres, qui augmente avec la hauteur. Mais l’ennemi principal est l’eau : un sol gorgé d’eau pousse beaucoup plus fort qu’un sol sec. La plupart des murs qui cèdent dans le Var le font après un épisode méditerranéen.
La semelle : la base de tout
Un mur de soutènement repose sur une semelle en béton armé en forme de L ou de T inversé. La partie de la semelle située sous les terres est chargée par leur poids, ce qui stabilise le mur contre le basculement. Sa largeur et son ferraillage se calculent en fonction de la hauteur du mur.
Béton banché ou blocs à bancher
- Voile béton banché : coffrage puis coulage, la solution la plus résistante pour les grandes hauteurs.
- Blocs à bancher ferraillés : montés puis remplis de béton, adaptés aux hauteurs courantes.
Dans les deux cas, les aciers de la semelle remontent dans le mur pour former un ensemble continu.
Le drainage : indispensable
- Un drain en pied de mur, côté terres, raccordé à un exutoire.
- Un massif drainant en gravier derrière le mur, séparé de la terre par un géotextile.
- Des barbacanes, tubes traversant le mur, pour laisser sortir l’eau.
- Une protection du parement côté terres (enduit ou membrane).
Faut-il une autorisation ?
Les murs de soutènement sont en principe dispensés de formalité d’urbanisme, sauf en secteur protégé ou si le PLU en dispose autrement. S’il sert aussi de clôture, les règles de clôture peuvent s’appliquer. Renseignez-vous en mairie avant les travaux.
Un terrain à soutenir ?
Nous dimensionnons votre mur selon la hauteur, la nature du sol et l’usage du terrain. Voir notre page maçonnerie et gros œuvre.
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